Questions fréquentes

Les questions que l’on nous pose avant de commander un relevé 3D, des plans 2D ou un système d’information géographique. Une question sans réponse ici ? Écrivez-nous.

Avant de commander

La DRAC me demande un relevé 3D et des plans 2D : que dois-je commander exactement ?

Un relevé 3D et des plans 2D forment une seule commande. Le relevé produit la donnée mesurée, nuage de points et modèle texturé ; les plans, coupes et élévations en sont extraits à l’échelle demandée. Nous livrons les deux, sous un seul contrat et avec un seul interlocuteur. Transmettez-nous ce que la conservation régionale attend, nous cadrons le reste.

Qui commande un relevé : le propriétaire, l’architecte ou le maître d’ouvrage ?

Les trois, selon les chantiers. Nous travaillons aussi bien pour un propriétaire privé que pour un architecte du Patrimoine, un architecte en chef des monuments historiques, une collectivité ou un service de l’État. Le commanditaire est celui qui porte le marché ; nos interlocuteurs techniques sont souvent plus nombreux.

Mon édifice est classé, inscrit, ou seulement en abords : cela change-t-il quelque chose ?

Pas pour la méthode de relevé, qui est la même. Cela change l’interlocuteur administratif et le niveau d’exigence documentaire : la conservation régionale des monuments historiques pour un édifice classé ou inscrit, l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine et l’architecte des bâtiments de France pour les abords et les sites patrimoniaux remarquables. Nous adaptons les livrables à ce qui sera instruit.

À quel moment de l’étude préalable faut-il faire le relevé ?

Le plus tôt possible. Le relevé est le document de référence sur lequel s’appuient le diagnostic, le projet et le dossier d’autorisation de travaux : le produire tard oblige à redessiner. En pratique, il intervient dès que l’accès à l’édifice est possible et avant que les échafaudages ne masquent les élévations.

Le relevé peut-il être subventionné ?

Souvent, et par deux voies distinctes selon que l’édifice est protégé ou non.

Édifice classé ou inscrit au titre des Monuments Historiques. L’État peut participer au financement des études et des travaux. La demande se dépose auprès de la conservation régionale des monuments historiques de votre DRAC, avant tout engagement de dépense, et le taux est arrêté au cas par cas. Régions, départements et communes ajoutent fréquemment leur part.

Édifice non protégé. Le label de la Fondation du Patrimoine s’adresse aux propriétaires privés, particuliers ou SCI, pour un bien situé en zone rurale, dans une commune de moins de 20 000 habitants, en site patrimonial remarquable ou en site classé au titre du code de l’environnement. Il porte sur les travaux extérieurs, façades, toitures, menuiseries, parcs et jardins, validés par l’architecte des bâtiments de France. Il ouvre droit à une déduction de 50 à 100 % du montant des travaux du revenu imposable, et à une aide de 2 à 20 % de la Fondation et des collectivités partenaires.

Nous ne montons pas les dossiers, mais notre devis et son mémoire technique sont rédigés pour y être joints.

Prix et délais

Combien coûte un relevé 3D ?

Il n’existe pas de prix au mètre carré. Le chiffrage dépend de la complexité de l’objet à relever, des moyens à mettre en œuvre, scanner laser 3D, drone, station GNSS RTK, appareil photographique plein format, et du nombre de documents à produire. Il se décompose en quatre postes : préparation de la mission, intervention sur le terrain, traitement des données, production des livrables. Le devis est gratuit, sans engagement, et accompagné d’un mémoire technique.

Sous quel délai intervenez-vous, et en combien de temps livrez-vous ?

Nous répondons à une demande de devis en général sous 48 heures ouvrées. Les délais d’intervention et de livraison sont arrêtés avec vous en fonction de votre calendrier et figurent au devis.

Facturez-vous les déplacements ?

Non. Les déplacements sont toujours inclus dans nos devis, quelle que soit la destination : nous couvrons l’ensemble du territoire français.

Livrables

Quels documents 2D produisez-vous ?

Plans de masse, plans d’étage et de niveau, coupes longitudinales et transversales, élévations, ortho-façades, plans de récolement, développés de voûte, relevés pierre à pierre, profils de moulurations et carnets de détails. Les documents sont cotés, à l’échelle, et livrés en DWG et DXF pour AutoCAD, ainsi qu’en PDF vectoriel.

Quelle est la différence entre un nuage de points dense et un modèle maillé texturé ?

Ce sont deux objets différents, issus de deux chaînes d’acquisition différentes, et ils ne servent pas à la même chose.

Le nuage de points est un semis de millions de points mesurés, chacun portant sa position et sa couleur. Il vient du scanner laser, qui mesure directement des distances, ou du calcul photogrammétrique. C’est la donnée métrique de référence : on y prend des cotes, on en extrait des coupes et des élévations, on le compare à une campagne antérieure. Il ne représente pas les surfaces, seulement des points.

Le modèle maillé texturé est une surface continue, faite de triangles, sur laquelle est plaquée la photographie haute résolution. Il vient de la photogrammétrie, seule technique qui apporte la richesse chromatique. C’est l’objet de la lecture visuelle : états de surface, altérations, polychromies, sculpture, mais aussi médiation et visite virtuelle.

Sur un édifice complet, nous produisons le plus souvent les deux et nous les fusionnons : le laser donne la géométrie, la photogrammétrie donne la matière.

Quelle précision, et à quelle échelle livrez-vous ?

Ce sont deux questions distinctes, souvent confondues.

La précision du relevé est celle de la donnée acquise. Elle va du dixième de millimètre pour un relevé macrophotogrammétrique de sculpture ou d’objet mobilier, à quelques millimètres pour un relevé d’architecture au scanner laser, jusqu’à cinq centimètres par pixel pour un large relevé topographique par drone. Elle se choisit avec vous, car elle détermine le temps passé et donc le coût.

L’échelle de restitution est celle des documents livrés. En architecture : 1/100 pour un plan d’ensemble, 1/50 pour les plans et coupes courants d’une étude préalable, 1/20 pour une élévation détaillée ou un relevé pierre à pierre, 1/10 ou 1/5 pour un carnet de détails. En cartographie : 1/200 à 1/500 pour un plan de site, 1/2 000 à 1/5 000 pour un plan de secteur, 1/25 000 pour une carte de territoire.

La précision d’acquisition est toujours supérieure d’un cran à l’échelle demandée : c’est ce qui permet de rejouer un document à une échelle plus fine sans retourner sur site. L’une et l’autre figurent au devis.

Qui dessine les plans 2D ?

Nous. Le relevé et le dessin sont livrés sous un seul contrat, avec un seul interlocuteur. Pour le dessin d’architecture, nous travaillons avec un dessinateur associé spécialisé, qui exécute les documents graphiques à partir de notre base métrique, sous notre responsabilité. Vous n’avez qu’un devis, qu’une facture et qu’un contact.

Dans quels formats livrez-vous les données 3D ?

Le nuage de points en E57, LAS ou LAZ, géoréférencé et colorisé, avec l’intensité et la classification conservées. Le modèle maillé texturé en OBJ, PLY ou glTF, avec ses textures haute résolution. Ce sont des formats ouverts, lisibles par tous les logiciels du marché. Le nuage et le modèle restent votre donnée source : tous les documents en sont extraits et peuvent l’être à nouveau.

Puis-je faire évoluer les documents plus tard ?

Oui, et c’est l’intérêt d’un relevé 3D par rapport à un relevé traditionnel. Le nuage de points et le modèle restent exploitables : une coupe supplémentaire, une élévation oubliée ou un changement d’échelle se produisent sans retourner sur site.

Sur le terrain

Faut-il un échafaudage ou une nacelle ?

Non. Nos protocoles sont non invasifs : le scanner laser depuis le sol et le drone pour les parties hautes remplacent les moyens d’accès. C’est souvent ce qui rend le relevé moins coûteux que l’échafaudage qu’il éviterait.

Pouvez-vous voler à l’intérieur d’un édifice, sans GPS ?

Oui, et nous le faisons régulièrement au cours de nos prestations. En intérieur, le positionnement ne repose plus sur le satellite mais sur les capteurs embarqués : centrale inertielle, capteurs de position visuels et télémètres, qui maintiennent l’appareil stable sous une voûte ou le long d’une paroi.

Les hélices sont protégées par des carters, ce qui autorise le vol au plus près des maçonneries sans risque pour l’édifice comme pour l’appareil.

La faible luminosité se traite par un éclairage embarqué et, lorsque la restitution des couleurs compte, par des éclairages professionnels à haut indice de rendu des couleurs (IRC). Cette fidélité chromatique est déterminante pour un état sanitaire, un relevé de polychromie ou une peinture murale. S’y ajoutent des réglages de prise de vue adaptés, sensibilité et temps de pose maîtrisés pour conserver la netteté.

Les prises de vue au drone sont ensuite fusionnées avec les photographies au reflex et les scans laser, dans un même modèle géoréférencé.

Faut-il une autorisation pour faire voler un drone au-dessus de mon château ?

Nous prenons l’ensemble des démarches en charge. Nos vols sont conduits par un télépilote professionnel déclaré, en scénario Open A2, y compris en zone urbaine dense. Vous n’avez aucune formalité à accomplir.

Combien de temps restez-vous sur place ?

De quelques heures pour une façade à plusieurs jours pour un édifice complet ou un site étendu. La durée dépend de l’étendue, de la complexité et du niveau de détail attendu ; elle est annoncée au devis et le calendrier est arrêté avec vous pour limiter la gêne.

La météo peut-elle tout remettre en cause ?

Elle décale, elle n’annule pas. Le scanner laser fonctionne par tous les temps ; seuls les vols drone et la photogrammétrie extérieure demandent des conditions correctes. Nous prévoyons une fenêtre d’intervention plutôt qu’une date unique.

Faut-il fermer le site au public pendant l’intervention ?

Rarement en totalité. La réglementation française interdit le survol de tiers par un drone : nous appliquons donc une méthode par zones successives. Nous délimitons un périmètre restreint, nous le relevons, nous le libérons, puis nous passons au suivant. Le site reste ainsi accessible, seule une portion étant neutralisée à la fois, et pour une courte durée.

Le scanner laser et la photogrammétrie terrestre, eux, s’accommodent d’une fréquentation modérée. Lorsque l’intervention touche la voie publique, nous effectuons les demandes d’autorisation d’occupation du domaine public auprès de la mairie concernée.

Analyse et suivi

Peut-on cartographier les altérations et suivre les fissures ?

Oui, à partir de nos relevés, et c’est l’un des usages où notre pratique de la photogrammétrie fait la différence. Un nuage de points laser donne la géométrie mais restitue mal la matière ; un état sanitaire se lit dans la couleur, la texture et le grain de la pierre.

Nous travaillons donc à l’appareil photographique plein format, avec des éclairages professionnels. La prise de vue est assurée en interne : la photographie est l’une de nos compétences propres, au même titre que la mesure.

Nous livrons l’ortho-façade, image mesurable à haute résolution chromatique, qui sert de fond de plan aux bureaux d’études spécialisés dans l’état sanitaire : ce sont eux qui dessinent les altérations, les classent par typologie et les quantifient. Notre relevé photogrammétrique est le support sur lequel repose leur diagnostic.

Le même fond rejoué quelques années plus tard permet la comparaison d’états et le suivi des fissures.

Peut-on comparer deux campagnes à plusieurs années d’écart ?

C’est l’un des usages les plus utiles du relevé 3D. Un premier relevé constitue un état de référence opposable ; une seconde campagne, calée sur le même géoréférencement, mesure les écarts. Nous produisons le différentiel et la carte des déplacements.

Cartographie et SIG

Qu’est-ce qu’un SIG et à quoi cela me sert-il ?

Un système d’information géographique rassemble vos données sur un fond commun et permet de les interroger : où passent les réseaux, quelles parcelles sont concernées par un périmètre de protection, que montre l’état sanitaire bâtiment par bâtiment. Nous l’installons sous QGIS, logiciel libre, avec une base de données spatiale PostgreSQL et PostGIS lorsque plusieurs agents doivent travailler ensemble.

Puis-je récupérer mes données si je change de prestataire ?

Oui, sans condition. Nous travaillons en formats ouverts, GeoPackage, GeoJSON, CSV, DXF, et le projet source vous est livré. Aucun verrou technique ne vous lie à nous.

Formez-vous nos agents ?

Oui, et c’est un poste à part entière du devis. Nous préférons rendre vos équipes autonomes sur la saisie, la mise à jour et l’édition de leurs cartes plutôt que d’être rappelés pour chaque modification.

Que peut-on tirer du LiDAR HD de l’IGN sans nouvelle acquisition ?

Beaucoup, et gratuitement. Ces données ouvertes, filtrées et classées, donnent un modèle numérique de terrain que l’ombrage directionnel rend lisible : micro-reliefs, mottes castrales, parcellaires anciens apparaissent sous le couvert forestier. C’est souvent la première étape avant d’engager une campagne sur le terrain.

L’entreprise

Êtes-vous assurés ?

Vitruve 3D est assurée en responsabilité civile professionnelle. Les vols sont conduits par un télépilote professionnel déclaré, en scénario Open A2.

Intervenez-vous partout en France ?

Oui, sur l’ensemble du territoire français, sans condition de distance et sans supplément : les déplacements sont toujours inclus dans nos devis. Le siège est à Belle-Île-en-Mer, dans le Morbihan, et une antenne couvre le Sud-Ouest depuis Bordeaux, en Gironde. Nos interventions ne sont limitées à aucune région.

Que devient mon relevé après la mission ?

Nous conservons systématiquement les données brutes, celles qui sortent du scanner et de l’appareil photographique. Elles permettent de rejouer les traitements si un besoin nouveau apparaît : une autre échelle, un autre document, une correction, sans retourner sur site. Les données et les livrables restent votre propriété.

Travaillez-vous seul ou en équipe ?

Vitruve 3D est dirigée par Olivier Bigot, archéologue et ingénieur en géomatique, vingt ans au Ministère de la Culture. Selon les besoins, nous nous associons à des professionnels reconnus dans leur domaine, notamment un dessinateur spécialisé pour le dessin d’architecture. La photographie, la mesure et le traitement des données sont assurés en interne. Vous gardez un interlocuteur unique.

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